Wittenheim

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Mairie de Wittenheim

 

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Wittenheim cedex

 

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Fax : 03 89 52 85 11

 

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Patrimoine de Wittenheim
Quartier Sainte Barbe

Quartier Sainte-Barbe

La cité Sainte Barbe implantée sur le ban de deux communes, Ruelisheim et Wittenheim, est l'une des cités les plus étendues du Bassin Potassique. Les maisons individuelles ou jumelées aux toits à deux pans ont été construites à partir de 1914. Le programme de construction a été poursuivi en 1925 par les MDPA. La cité qui adopte un plan en damier, se caractérise par la qualité de ses espaces publics et par l'architecture soignée de ses équipements, notamment l'école maternelle construite en 1928, l'église Sainte Barbe édifiée en 1929 et l'école élémentaire réalisée en 1938.

Chevalement Théodore 

 (Adresse : Site du carreau Théodore, 27 rue du Général de gaulle)

Le Chevalement du puits Théodore a été construit en 1958 en remplacement du chevalement initial qui datait de 1912.  Visible de loin avec ses 65 m de haut, tout en métal, il a été considéré comme une prouesse technique lors de sa réalisation. Mis hors service lors de l'arrêt du puits, en 1986, il a été inscrit, le 17 août 1995, à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Ce chevalement en fer est de type « allemand » avec un faux carré porteur. Ses deux bigues en poutrelles font corps avec la plateforme supportant les molettes inférieures d'un diamètre de 7 m. Ces bigues sont orientées au nord-est, vers le bâtiment de la machine d'extraction.

Lien(s): http://www.chevalement-theodore.com/

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Eglise Sainte-Barbe

 (adresse : Jean-Jacques Henner)

L'Eglise ouverte au culte le 1er décembre 1929 est placée sous le patronage de Sainte-Barbe, patronne des mineurs. En brique, de plan basilical, elle a été dessinée par Georges Debut, architecte en chef des MDPA.   Monsieur de Retz, Directeur des MDPA, confia la décoration intérieure de l'édifice à George Desvallières, créateur avec Maurice Denis des Ateliers d'Art sacré. Elle est protégée au titre des monuments historiques depuis le 21 janvier 1993.

Les peintures ont été exécutées entre 1928 et 1931 aux différents endroits cardinaux de l'église : le baptistère, ses bas-côtés, le chœur et la nef.

L'ensemble des quatorze stations du chemin de croix est considéré comme l'une des œuvres majeures de Desvallières. Il représente le calvaire vécu par les soldats de la première guerre mondiale au cours de laquelle l'artiste perdit son jeune fils de 17 ans. Les vitraux d'origine, très abîmés après la seconde guerre mondiale, ont été remplacés par des verrières d'Yves Ruhlmann

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Le presbytère Sainte-Barbe

(adresse : rue  Jacques Preiss)

En brique identique à celle de l'église, sur un soubassement de grès taillé, a complété en 1930 cet ensemble architectural exceptionnel. L'avancée du toit - protégeant la porte - les ouvertures en plein cintre et les décrochements de la toiture donnent à la maison un caractère pittoresque.

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Puits Eugène

(adresse : rue du Général de Gaulle)

Le fonçage du puits Eugène, d'un diamètre de 5 mètres, a commencé le 24 novembre 1911. La couche inférieure de potasse était atteinte le 31 décembre 1912 à une profondeur de 577 mètres.

Ce puits appartenait à la mine Théodore, d'ailleurs sa recette de fond et le puisard était de valeur égale. (Recette de fond de 585 mètres et puisard à 593 mètres.)

Puits Théodore

(adresse : Site du carreau Théodore, 27 rue du Général de Gaulle)

Le 15 septembre 1911, la société minière allemande « Wintershalle », nouvelle propriétaire des concessions « Théodore », a commencé le fonçage du puits Théodore. D'un diamètre de 5 mètres, l'avant puits a été maçonné sur une profondeur de 6 mètres. Un cuvelage de 76 éléments en fonte de 1,50 mètres prolongeait la partie maçonnée sur une profondeur de 114 mètres. Le puits, d'un diamètre de 5 mètres, était divisé en deux compartiments, l'un pour l'extraction, l'autre pour les échelles d'accès de secours.

Le puits était équipé de deux cages à un étage pouvant recevoir deux berlines d'une tonne de minerai. Le guidage des cages par mains courantes se faisait par guides de verticâbles d'extraction d'un diamètre de 38 mm.La couche inférieure de potasse a été atteinte en novembre 1912 à une profondeur de 565 m. Sa capacité d'extraction était de 600 tonnes, sa recette de fond était de 585 mètres et le puisard à 593 mètres.

Le carreau a été modernisé entre 1920 et 1930, durant la période de l'entre deux guerres. En datent les parties les plus anciennes du grand hangar à sel brut, les deux bâtiments ayant abrité les compresseurs et le transformateur électrique ainsi que plusieurs constructions implantées à l'entrée du carreau : bureaux du puits, ateliers et garages (1923), ancien laboratoire et petite remise à incendie (1926). On les repère facilement à leur façade en brique rouge.Les constructions des années 1960 se distinguent par leur dimension plus imposante et surtout, par un grand usage du béton, comme le montre le bâtiment d'extraction et la vaste « fabrique ».

L'exploitation a été arrêtée en 1986.  

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La coopérative

(adresse : rue Kellermann)

Elle est l'une des plus anciennes réalisations sociales. Ouverte en 1928, elle conserveson décor néo-régional.

 

Monument aux morts du 21ème R .I.C

 (adresse : rue Bruat)

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Cimetière allemand « Kriegerdenkmal »

(Adresse : rue du Gal de Gaulle)

Une stèle de grès rose, haute de 2 mètres indique encore l'emplacement de l'ancien cimetière allemand érigé aux frais des communes de Wittenheim et Ruelisheim. Les dédicaces de la Croix de Fer qui y étaientt gravées a ont été martelées.

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Dépôt des pompiers

(adresse : Site du carreau Théodore, 27 rue du Général de Gaulle)

La remise de matériel d'incendie du puits Théodore édifiée en 1926, est aisément repérable avec sa façade soignée en brique et sa toiture à deux pans d'où émerge une tourelle de séchage. De plan carré, cette remise est un petit bâtiment d'environ 5 m de côté. La façade est percée de deux grandes portes en bois peint en rouge à deux battants.

 Sur un  modèle conçu par les MDPA au début des années 1920 qui a donné vie dans le bassin potassique haut-rhinois à plusieurs réalisations, notamment aux puits Amélie 1 (disparu) et Joseph Else (en cours de disparition), sa conception a pourtant été rapidement dépassée. En effet, dès 1929, un grand dépôt d'incendie centralisé a été construit sur le carreau Fernand.

Pour sa rareté et son exemplarité, cette remise a été classée à l'inventaire des monuments historiques, le 28 septembre 2005. Son toît et sa tour de séchage ont été rénovés en 2009.

Lien(s): http://www.chevalement-theodore.com  

Ecole maternelle Sainte-Barbe

(adresse : 8a rue Jacques Preiss)

Construite en 1927, sur le modèle conçu par les M.D.P.A.

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Ecole élémentaire Sainte-Barbe

(adresse : 18 rue Bruat)

Construite en 1937, sur le modèle conçu par les M.D.P.A.

Ancien pavillon de santé

(adresse : rue J. Vogt)

Y logeaient deux infirmières, on y proposait également des consultations médicales.

 

Tambour à haveuse

 (adresse : rond point, rue du Gal de Gaulle)

Haveuse intégrale, machine portant une grosse fraise (tambour cylindrique garni de pics) qui permet la réalisation de saignées d'environ 1 m de profondeur et d'épaisseur métrique sur toute la longueur d'un front de taille. (En associant plusieurs tambours, on peut abattre intégralement une couche de minerai de plusieurs mètres d'épaisseur)

L'ancien foyer des célibataires

(adresse : rue Jean-Jacques Henner)

Possède une façade principale rythmée par deux avant corps encadrant un escalier monumental à deux volées, protégées par une marquise.

Ce foyer a été construit par les MDPA pour ses ouvriers célibataires. Le bâtiment était divisé en chambres de 2 à 4 places. Un gérant dirigeait l'établissement. Les ouvriers pouvaient soit faire eux-mêmes leur cuisine, soit se procurer sur place, à prix fixe, un menu du jour.

Maison d'employé de type C

(adresse : 1-2 rue Jacques Preiss)

Ce type d'habitation est un modèle propre à la cité. Elle se distingue par un bardage en bois sur le pignon de la grande lucarne.

Maison d'employé de type E

 (adresse : 11-13 rue avenue Rapp)

Ce type d'habitation à deux logements se caractérise par ses lucarnes doubles.

Place de la 9 ème D.I.C

 (adresse : rue Bruat)

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Bibliographie :

- Chronique des mines de potasse d'Alsace et de la société Kali-Sainte-Thérèse, « A la force de la  masse », ouvrage de Roger WEISSENBERGER.

- « Patrimoine minier d'Alsace ». Le bassin potassique haut-rhinois, ouvrage réalisé par la DRAC.

- " Puits et cités des Mines de Potasse d'Alsace, 1904-1939 ", notamment pages 67 à 84, Eugène J. Bertrand et Denis Schott, Maison du Mineur et de la Potasse, 1989.

- « Réabilitation du Chevalement Thédore.», article de jean-Charles Winnlen, paru dans le bulletin municipal de septembre 2007  

- Mémoire en images « Wittenheim » de Jean-Charles Winnlen.

- « Une stèle à la mémoire des braves du Hartmannswillerkopf.», article paru dans le bulletin municipal de mai 1998

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